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La Chronique de Patrick BORD

Conseiller syndical depuis des lustres (déjà !), fondateur et rédacteur de ce site mis à la disposition des propriétaires et résidents du Parc Montaigne depuis 1999, je suis en profond accord avec la façon dont cette résidence est gérée. Je veux redire ici mon amitié et mon estime pour les personnes qui en ont la responsabilité ou qui en assurent les tâches, ainsi que pour la qualité de leur engagement.

De temps en temps cependant, il m'arrive de jeter un pavé dans la mare, sous la forme d'une demande ou d'une critique. Ce qui suit pourrait ressembler à une wish list, une liste de demandes formulées mais non encore satisfaites. Et puis, si c'est moi qui suis mis en cause, tant pis tant mieux, j'assumerai comme d'hab !

Date de la dernière chronique : 16 Novembre 2011
      

      
     

10 Janvier 2009

On nous parle d'un "grand manteau" qui serait destiné à protéger notre résidence contre les aléas du climat et de l'énergie. Je le ressens comme une sorte de dictature des partisans d'une résidence bien chauffée, voire surchauffée, et à quel prix !

Du coup, et en faisant appel à mes connaissances domotiques -- puisque j'ai eu la chance de vendre mes rapports ad hoc à une bonne cinquantaines de grands groupes à travers le monde --, je rédige un court rapport qui pourrait calmer le jeu et orienter nos réflexions sur les solutions présentant un certain bon sens. Par exemple, celles dont les économies réalisées permettent au moins de payer les intérêts des emprunts associés à leur mise en oeuvre !!!

Consulter ce rapport

     

Un matin d'été, en 2009

Je rentre dans le bureau du Président et lui tiens à peu près ce langage :
"Bonjour cher président et néanmoins ami. Ne penses-tu pas que l'on pourrait mettre une de ces machines de nouvelle génération, totalement automatiques, qui servent à intervenir lors d'arrêts cardiaques ? Les propriétaires de première heure arrivent à un âge certain. Ces machines pourraient être à la piscine les jours d'ouverture -- les maîtres-nageurs sauveteurs sont plus que positifs sur cette suggestion -- et près du gardien les autres jours, avec une liste des personnes sachant s'en servir (notamment nos gardiens)."
En réponse, le président assène globalement ces arguments :
"D'une part, la gestion de cet ensemble est assez complexe pour que nous nous en tenions à ses fondamentaux. Ta suggestion devra être gérée, ce qui alourdira mon travail et celui de nos collaborateurs. Elle peut également générer des responsabilités que je ne souhaite pas assumer.
D'autre part, j'aurais trop peur qu'on s'en serve sur moi. Je n'en ai pas du tout envie."
La discussion était close. Je suis ressorti, un peu triste. Je l'aime bien, moi, Bernard !

     

4 Mai 2010

Le site Internet du Parc Montaigne serait ringard et mériterait d'être rénové. C'est en tout cas le discours qui a été fait au président, accompagné d'une proposition dans ce sens.

Difficile d'être moins concerné que moi, son webmestre. Alors je m'engage à faire un examen de conscience et de performance de ce site par rapport à son cahier des charges. Puis à faire ce qu'il faut pour soit confier ce site à une meilleure équipe, soit relever le défi de la mise à niveau. A bientôt donc sur ce sujet !
       

    
20 Juin 2010

Vers la fin de l'année, une AG spéciale vous proposera un projet de chauffage 2/3 bois et 1/3 gaz naturel. Il y a des éléments qui me rendent méfiants et d'autres franchement défiants.

Je n'aime pas trop quand les procédures de prise de décision ne sont pas ouvertes : malgré la création (tardive) d'une commission chauffage, on ne peut pas dire que celle-ci ait été invitée à participer activement aux échanges avec les prestataires, en amont des résultats d'étude ; nous avons tous bien senti que la proposition initiale de Dalkia serait soutenue de bout en bout par le Président Syndic, exceptionnellement président cumulard de la commission chauffage.

J'ai un problème avec les chiffres, très pessimistes quand il s'agit d'une extension de l'existant, et très optimistes quand il s'agit de la solution Dalkia. Que l'on mentionne la fiscalité, la législation, le prix des carburants, la taille des usines et des nuisances (construction, camions, déchets et fumées, bruit, ...), nous devrions avoir une écoute et une lecture plus critiques des comparaisons.

Ce qui me gène le plus dans ce projet, c'est que le Parc Montaigne doive héberger une usine dimensionnée pour servir la moitié de la Ville de Fontenay-le-Fleury. Ceci n'est pas dans l'objet de cette résidence et ne devrait pas aller de soi. Ceux qui auront à supporter les nuisances d'une telle usine doivent obtenir des garanties écrites totalement bétonnées, avec des compensations à la hauteur de ces nuisances. Nous risquons ici une nouvelle affaire Bove, à l'échelle 100 !
     

     
10 Juillet 2010

Où je reparle de ce site : au Conseil Syndical du 7 Juin, avec ses utilisateurs, avec ses prescripteurs, avec ses clients les annonceurs et avec des professionnels ... et je commence à travailler. 

J'ai raconté aux conseillers syndicaux pourquoi et comment j'avais créé ce site, les ressources dont je m'étais entouré, la définition du cahier des charges, les cibles, le contenu, les exigences et les interdits, le rôle du site dans la résidence et son rayonnement local, l'équilibre économique, les marques de reconnaissance, ainsi que les limites de tout ceci. Et j'ai senti qu'en face de moi j'avais des personnes désireuses soit de voir arriver une certaine concurrence, soit d'en découdre directement avec ce site et ce qu'il représente. Plus calme, le président a fixé quelques règles pour un site géré par le SCR : pas un coup d'essai (on le fait dans la durée ou on ne le fait pas), pas de publicité, pas de contenu qui ne soit approuvé par lui...

Mes clients annonceurs me renouvellent doublement leur confiance : non seulement il signent pour une nouvelle année de présence sur ce site, mais deux d'entre eux me confient la rénovation de leur page, avec le budget correspondant. Merci de cette marque concrète d'appréciation. Le fait que ces clients soient peu nombreux traduit seulement le fait que je ne prospecte pas vraiment pour générer plus de revenus. L'argent, c'est important d'en avoir quand on en a besoin. A moi de vérifier que ce site conservera dans l'avenir son potentiel à équilibrer ses comptes.

Mes autres interlocuteurs se contentent de me donner une appréciation positive sur la fonctionnalité et le contenu et me recommandent de faire ce que j'avais envisagé depuis déjà plusieurs années : juste un coup de cosmétique et une remise à jour des pages principales.

J'ai conscience de la qualité du travail réalisé lors des premières années, avec le conseil éditorial. Il était composé de conseillers syndicaux, de résidents, de salariés du SCR, de représentants de la Mairie et des commerçants. Nous nous réunissions pour déjeuner 6 fois par an, pendant plus de 2 ans. J'ai une pensée de gratitude pour eux à l'occasion des appréciations que je reçois encore aujourd'hui.

La mise en concurrence a du bon. Je joue le jeu à fond et travaille à cette rénovation.
    

    
13 Septembre 2010

Le site Internet du Parc Montaigne devait être au programme du Conseil de ce soir. Mais notre webmestre extérieur n'est plus aussi pressé de s'atteler à l'amélioration et la modernisation de ce site. Il promet qu'il reviendra, comme candidat conseiller syndical, peut-être même comme candidat président, quand le temps sera venu.

Tant mieux, tant pis. Le problème avec deux sites pour un même espace est qu'ils rentrent forcément dans la polémique, au détriment du consensus et de l'image extérieur de l'espace en question. Ce problème est donc ramené à plus tard.
       

    
27 Septembre 2010

La Commission Chauffage se réunit afin de décider de présenter la proposition conjointe entre Dalkia et le Président-Syndic à un prochain conseil syndical exceptionnel.

Je garde de nombreuses réserves à l'égard de ce projet qui squatte un peu trop l'espace de la résidence pour un trop grand nombre d'usagers extérieurs. Néanmoins, il m'apparaît urgent de le présenter aux résident afin d'identifier d'éventuels opposants et le poids de leurs arguments. Le pire scénario est qu'une AG valide le projet à une large majorité mais qu'un seul copropriétaire se trouve en position de faire annuler cette AG. Je plaide donc pour une accélération du processus de présentation avant même la rédaction définitive de la convocation ad hoc.
       

    
4 Octobre 2010

Voici réuni le conseil spécial qui valide la position de la Commission Chauffage sur la poursuite du projet. Mais pourquoi donc n'y est-il question de d'économie alors que nous sommes 13 dans une salle de 15 M2 et que, grâce à un radiateur électrique d'appoint, il fait probablement entre 24 et 26°C dans cette pièce ? Et pourquoi, rentré chez moi, je retrouve cette température excessive alors qu'on veut nous convaincre de l'impératif de baisse des charges ?

Pourra-t-on combattre la frilosité de quelques-uns en les habituant à de telles températures ? Et peut-on rester crédible dans notre apparent effort de respecter l'environnement ?
       

   
10 Novembre 2010

Où j'apprends que les réunions d'information sur le projet fort ambitieux de "Dalkia - Parc Montaigne" a fort peu intéressé les propriétaires et résidents de notre copropriété. Ils se sont peu déplacés, ont posé peu de questions et ne se sont montrés concernés ni par l'ampleur ni par la durée des contrats nous liant à Dalkia.

La prochaine AG se déroulera donc dans une relative indifférence, ce qui est dommage et vexant pour ceux qui ont fait un tel travail d'étude, de sélection, d'imagination, de conception et d'optimisation afin de le présenter en avant-première à nos copropriétaires ...
    

   
14 Décembre 2010

Finalement pas d'indifférence de la part des copropriétaires : la salle polyvalente était pleine dès 18h30, bien que la participation aux votes ait été à peine supérieure à la moyenne des dernières AGs (aux environs de 50%).

Beaucoup de questions ont été posées, certaines sur le mode interrogatif et d'autres sur le mode de la contestation. Finalement, les copropriétaires présents ont dû marquer un certain doute par rapport à ceux qui avaient voté par procuration : alors que les votes par procuration étaient positifs à 62%, le score final obtenu n'était que de 59%. N'aurions-nous pas su convaincre ?

J'ai eu l'occasion de prendre la parole pour expliquer mon cheminement :
- ma défiance à l'égard d'un projet poussé par le Président avant d'avoir été étudié
- ma conviction que le coût du bois pouvait, à terme, rester concurrentiel par rapport au seul gaz
- l'intérêt, dans ce contexte, de partager cette installation avec d'autres "abonnés" et de l'héberger sur notre terrain
- mon accord sur un certain nombre d'assurances et de prestations promises par Dalkia par contrat afin de couvrir notamment nos risques et nos nuisances.

J'ai cependant indiqué que le m'étais abstenu dans le vote des 3 résolutions. Amené à me justifier sur ce point, j'ai surtout fait valoir que ce projet était "probablement" bon pour la résidence et que j'avais ainsi voulu marquer mon indépendance d'esprit. A quelques minutes du vote des derniers électeurs, je n'ai pas voulu m'exprimer sur le fait que l'on aurait dû, et on devra peut-être, mieux s'interroger sur les avantages et inconvénients de garder la cogénération. Les risques ne sont pas si grands qu'il y paraît et ils s'annulent souvent : par exemple, quand la saison est très froide, notre consommation de chauffage augmente considérablement, mais c'est également le cas du prix de l'électricité que la cogénération produit et qui contribue à amortir ces installations.
    

      
22 Février 2011

Le secret ne l'était pas trop. Les conspirateurs avaient dû s'exposer pour réunir des alliés et leurs documents avaient transpiré.

Lors de la réunion du Conseil Syndical le 21 au soir, le président avait dit avoir rencontré Patrick Louvet. Ils avaient échangé leurs points de vue fort civilement sur le droit de chacun de pouvoir demander un arbitrage judiciaire et sur l'opportunité de le faire sur ce sujet précis : Patrick Louvet veut contester l'AG du 14 Décembre sur le projet de chaufferie collective au bois.

Il ne m'avait pas échappé que ce projet pouvait déplaire et faire l'objet de contestations. J'ai moi-même été un opposant de la première heure et ai exigé beaucoup de précisions et de garanties. Puis je les ai obtenues et ai cessé de me battre contre ; je me suis seulement abstenu. Entre temps, pour ne pas faire perdre tant de travail et de temps passé sur ce projet, j'avais demandé que l'on s'assure auprès des copropriétaires, avant même de rédiger la convocation, qu'il répondait bien à leurs attentes et qu'il n'y aurait pas de forte opposition. Trois réunions d'information ont confirmé qu'une majorité l'accepterait. Et les avocats, le notre et ceux de Dalkia, nous ont affirmé que les risques judiciaires étaient négligeables (donc pouvaient être négligés) en l'état de préparation des textes.

Ce qui peut paraître choquant dans la démarche des contestataires est qu'ils aient attendu le vote positif de l'AG pour s'opposer au projet, et de cette manière. Patrick Louvet est au Conseil Syndical et n'a jamais manifesté publiquement son opposition. Il n'a même pas contribué aux études et s'est contenté de s'abstenir. Attaquer maintenant, sans que l'on comprenne bien les motivations sous-jacentes, c'est prendre le risque de provoquer une perte considérable pour la résidence, les copropriétaires et les résidents.

Une subvention globale pour ce projet collectif, de 4 M euros, sous réserve d'un dépôt avant la fin de 2010, une TVA réduite de 19,6 à 5,5% sur la facturation de chauffage à chaque foyer desservi, le choix des énergies les plus efficaces (chaudière gaz, cogénération, bois) dans certaines limites et en fonction des disponibilités et des coûts,une forte synergie avec d'autres utilisateurs, etc. forment un manque à gagner ou une perte considérable dont les contestataires, s'ils sont déboutés, pourraient bien avoir à rendre compte.

En attendant, notre résidence devra regarder attentivement cette assignation. Dalkia est évidemment concerné, ne serait-ce que par l'aléa et le calendrier nouveau qui en découlent. Nos juristes regarderont les risques et les enjeux. Le projet peut être définitivement abandonné immédiatement, ou soumis à une nouvelle AG dans des formes différentes. Il est aussi possible que les juristes continuent de considérer les risques judiciaires comme négligeables.

Je ne sais pas pourquoi je suis plus en colère qu'inquiet. Mon absence d'inquiétude vient probablement de ma grande confiance dans nos capacités d'adaptation et de rebond. Comme je l'ai expliqué en AG,le projet ne méritait pas qu'on se mobilise exagérément ni pour ni contre. Ma colère vient plutôt à la fois d'un sentiment de gâchis après autant d'efforts et aussi des motivations - trop manifestement bêtes et/ou méchantes - des contestataires.
    

 13 Avril 2011

Deux mois déjà, depuis ma dernière chronique, totalement consacrée à la contestation de l'AG du 14 Décembre. J'étais, je voulais rester indépendant. Je le veux toujours, mais je constate bien que je suis en train de prendre position. Explications :

Oui, je me sens en colère contre la déloyauté de ce conseiller syndical qui n'a pas soulevé d'objection de fond sur ce projet durant toute la durée de son étude. Puis qui attaque la collectivité, représentée par son Conseil Syndical, en invoquant un vice de forme plutôt qu'un point de fond. Sur le fond, il n'a rien à dire ... ? Sur le fond, il n'a rien à dire ... ! Durant l'étude du projet, il n'a rien dit, ni sur le fond, ni sur la forme.

Oui, l'histoire récente semble donner raison au projet de chaufferie au bois. 
Depuis 2 mois, les énergies fossiles semblent beaucoup moins sûres pour nous, Européens. La Mer du Nord s'épuise, le Moyen-Orient ne semble plus aussi stable, les passages obligés (Ormuz, Suez, Caucase, Ukraine) semblent faciles à bloquer. L'exploitation du gaz de schiste pourrait être interdite avant même d'avoir été étudiée.
L'énergie nucléaire fait l'objet de nouvelles contestations dans la plupart de pays développés. Des arbitrages seront faits à son encontre et, en tout état de cause, son coût devra tenir compte de nouvelles normes de sécurité et sûreté.
Du coup, le bois apparaît comme une alternative long terme d'autant plus crédible : nationale, naturelle, renouvelable, économique, ayant déjà prélevé son dégagement de CO2, ...

Oui, l'économie qui nous était garantie par le projet Dalkia n'a et n'aura probablement pas son équivalent. Notre copropriété devra donc presque certainement subir une perte par rapport à ce qui était proposé le 14 Décembre. Bien sûr, nous devrons tout faire pour optimiser la solution qui sera, in fine, retenue par une majorité adéquate de copropriétaires. Mais les situations évoluent vite : les promesses de subvention d'un Etat impécunieux, les nouveaux cours de l'énergie, ... sont autant de facteurs qui donnent à penser que les contrats à venir seront moins intéressants que ceux qui avaient été signés.

Et puis je vois un premier déversement de mauvaise foi, potentiellement ravageur. Les trois contestataires n'ont rien fait pour aider la copropriété. Et ils écrivent maintenant comme si le bénéfice de leur attaque était évident, de même que l'avis final des tribunaux qu'ils sollicitent. 
Ils se justifient par leur "collectif". Alors je vais vous confier que plusieurs personnes mentionnées dans le dossier d'assignation regrettent maintenant leur légèreté à vouloir assister "de bons amis", "d'agréables voisins", "un professionnel compétent dans l'immobilier" ou à n'avoir pas fait travailler leur esprit critique face à des arguments difficiles à peser contre un projet complexe.

En attendant, je vois une profonde déception d'une partie active de notre Conseil Syndical, face à ce qui ressemble à un gâchis de leur travail et de leur temps en même temps qu'une importante destruction d'opportunité pour la Résidence. Une très mauvaise nouvelle serait que cette déception se transforme en lassitude, voire en découragement.

Alors oui, j'observe les mauvaises conséquences d'une mauvaise attaque pour de mauvais motifs (je ne vous promets pas de revenir sur ces motivations, mais si vous insistez un peu...) ! Et vous avez constaté comme moi que je suis en train de prendre position.

Ceci pourrait se concrétiser de deux façons :
1. que je m'engage totalement aux côtés du Président Syndic et de ceux qui le soutiennent
2. que je me mobilise encore plus pour la recherche de solutions chauffage pertinentes pour notre résidence.

Peut-être, prochainement ...
    

 16 Octobre 2011

BSN a donc présenté "son" projet aux copropriétaires concernés. S'il faut en croire la salle, les plus concernés sont ceux qui ont l'intention de s'opposer. Voyons donc les arguments présentés.

D'un côté, un projet quasi-communal destiné à 4.500 logements quand le Parc Montaigne en compte l'équivalent de 1.100. La chaufferie privée devient une usine hébergée par le Parc Montaigne, en contrepartie d'avantages qu'il conviendra de justifier. Les avantages pour notre résidence portent essentiellement sur les coûts, et ces avantages vont croissant avec le temps.

D'un autre côté, ce sont les inconvénients de cette usine qui sont mis en avant : une construction longue et lourde, des espaces empiétés, des pollutions diverses.

Tel qu'il est présenté, ce projet me paraît être "une" solution acceptable pour le Parc Montaigne, pas forcément "la" solution si tant est que cette dernière existe. Les avantages sont probables mais incertains. Les inconvénients sont mieux appréhendés mais limités, même pour les plus défavorisés à cet égard.

En contrepartie de son rôle de partenaire fondateur du projet au sein de la communauté fontenaysienne, on peut se demander si le Parc Montaigne a bien négocié ses bénéfices. Le loyer de 50.000 euros pourrait-il être plus spécifiquement réparti vers ceux qui seront les plus gênés par cette implantation ? Dalkia avait proposé de financer un équilibrage de notre réseau secondaire, cela sera-t-il fait ? 

Par ailleurs, les chiffres proposés devront être précisés :
Les prix du kWh biomasse s'entendent-ils en prix d'achat ? sur leur site de production ou rendus à la chaufferie ? quelle sera le rendement de la chaufferie biomasse et le rendement de la chaufferie gaz ? peut-on affiner les comparaison de coûts en prix du kWh livré à chacun des réseaux secondaires ?
Nous allons faire un équilibrage de notre réseau secondaire afin d'avoir des températures plus homogènes entre les appartements. Quel en sera le coût total et le coût pour la copropriété ? quels en seront les avantages attendus en terme d'économie d'énergie ? pouvons-nous en profiter pour souscrire une puissance moindre auprès de Dalkia puisque, selon les calculs présentés, ce coût de la puissance souscrite intervient pour 1/3 du coût total de notre chauffage ?

Enfin, si l'on veut vraiment réduire les charges, pourquoi ne pas inciter les copropriétaires à faire des économies ? En négociant une puissance souscrite en diminution, par exemple 0,5°C tous les deux ans toutes choses égales par ailleurs, on incitera les résidents à mieux se calfeutrer et/ou à utiliser des sources alternatives de chauffage qui présenteront l'avantage de n'être mobilisées qu'en cas de besoin.

Il reste que ce nouveau projet devrait passer sous les exigences légales et judiciaires des opposants les plus activistes, être voté en Décembre et confirmé en Février. Cette chaufferie aura bien mérité son nom : BSN !

     
 

16 Novembre 2011

Un nouveau front "anti-usine" se lève à partir du 1 Ampère, qui propose qu'on abandonne le projet en cours pour se donner plus de temps et que l'on se contente de nos moyens existants : chauffage classique au gaz en se laissant la possibilité de profiter de toute opportunité qui se présenterait pour la cogénération. Ce sera la 6e résolution de la prochaine AG, le 13/12/11.

Si j'ai salué le projet biomasse de bonne solution, je ne puis pas faire beaucoup moins des solutions de continuité.

Nous devons bien constater que l'Europe sera massivement alimentée en gaz d'origine russe, sans les mêmes risques géopolitiques que les combustibles fossiles en provenance du Moyen-Orient, que les Allemands renoncent à l'électricité nucléaire, qu'ils sont suivis par les Belges, les Italiens et, dans une moindre mesure les Français. Même si la France a (provisoirement) interdit toute exploration des gaz de schistes, ce n'est pas le cas de tous les pays, même en Europe. Il pourrait en découler un prix durablement bas pour cette énergie, alors que les besoins en capacité électrique devront être adaptés en fonction des nouvelles décisions politiques mentionnées ci-dessus.

Quels sont les scenarii les plus probables en fonction du choix exprimé par la prochaine AG ?

Si le projet présenté par le Président Syndic et Dalkia passe, les choses se dérouleront peu ou prou comme indiqué : nous aurons une bonne connaissance de nos coûts à venir et supporterons les quelques inconvénients de cette solution (travaux, camions, quelques émissions, ...).

Si ce projet ne passe pas, ce qui me semble peu probable au moment où je rédige ces lignes, la résidence continuera la cogénération jusqu'à fin Mars. En Mai, nous aurons les présidentielles puis les législatives et nous sentirons mieux la direction des décisions politiques françaises pour les prochaines années, ainsi que les retombées énergétiques des choix anti-nucléaires de nos amis européens et les stratégies de production pour EdF. Il y a bien une chance sur deux que la nouvelle donne relance les projets de cogénération au coeur des zones de consommation, parce que c'est une solution souple et qui est susceptible de faire échec aux très probables brown-outs et black-outs qui nous attendent dans les années à venir.

Seulement, dans cette hypothèse, nous serions probablement obligés de remplacer nos équipements existants par une turbine, plus chère mais aussi plus efficace et donc plus rentable. Et, ici encore, nous pourrions bien avoir intérêt à nous fondre dans un réseau collectif de chauffage pour optimiser l'économie de nos investissements.

Dans l'autre hypothèse, on peut estimer que Dalkia revienne à la charge après une période d'observation.

Ainsi, lors de la précédente AG, je m'étais abstenu parce que j'estimais que le projet proposé ne valait ni qu'on se batte pour lui ni qu'on se batte contre. Lors de la prochaine AG, j'envisage de voter pour toutes les résolutions, ce qui est une autre façon de respecter la volonté du plus grand nombre et de permettre aux projets adoptés d'être concrétisés.

D'ici là, je ne puis trop vous encourager à participer à chacune des 3 réunions prévues sur le sujet au Club House, les 17, 22 et 29 Novembre au soir (confirmation à venir), et à y débattre sans complaisance quelles que soient vos questions ou vos opinions.

Bon choix Madame, bon choix Monsieur.

13 Mars 2012

Préparation de la prochaine Assemblée Générale ordinaire, celle qui verra un changement radical de gestion avec le départ annoncé de BSN comme conseiller syndical et président syndic. Le moment de faire un bilan et d'envisager l'avenir.

Tout comme son prédécesseur, BSN est un bon président syndic. Mais il est également un patron qui n'aura jamais partagé son pouvoir et refusé tout réel contrôle de sa gestion. Il s'est, lui aussi, comporté en bâtisseur avec un certain goût pour les projets d'envergure.

Son successeur présumé sera certainement une personnalité différente, probablement moins volontariste et moins autoritaire, donc avec aussi probablement moins d'ambition pour cette résidence.

Si je devais faire des suggestions concernant la gestion de cette résidence :
1. Le Parc Montaigne a une valeur d'environ 250 millions d'Euros et mérite une dose de professionnalisme. Je suis partisan de l'embauche d'un directeur salarié qui développe sa légitimité (compétence administrative, technique et juridique) et son autorité, un peu comme le faisait Mr Di Malta autrefois.
2. De ce fait, ce directeur salarié partagera le pouvoir exécutif avec le président syndic qui en aura également le contrôle.
3. Il semble important de renforcer le pouvoir de contrôle du conseil syndical, notamment en faisant intervenir plus de membres à tous les niveaux des projets : exposé de la situation, diagnostic, recherche de solutions, évaluations, optimisation, mise en œuvre, évaluation et améliorations. Le principe de cette suggestion est également de mieux partager l'information.
4. Il y avait un conseiller syndical qui actait comme DRH auprès du personnel salarié de la résidence. Je suis favorable au rétablissement de cette fonction, séparée du président syndic.
5. Je suggère une part de rémunération variable, faible au départ puis progressive avec le temps, pour mieux motiver le personnel à la réalisation de tâches régulières et/ou exceptionnelles. Mon expérience de telles incentives est qu'elles facilitent grandement le travail des gestionnaires et permettent d'obtenir une bien meilleure productivité.
6. Cette résidence a besoin de plus de convivialité. Même si ce n'est pas le strict rôle du syndic, l'encouragement de toutes les initiatives dans ce sens permettra d'augmenter le respect mutuel entre les résidents et d'éviter les accidents comme celui que nous connaissons aujourd'hui avec la contestation de la chaufferie collective multi-carburants.
7.Dans la même lignée, je suis favorable à la consultation régulière des propriétaires et résidents, consultations générales, mais aussi ciblées. On aurait peut-être pu faire l'économie de deux importants et coûteux litiges si on avait mieux écouté les personnes les plus directement concernées par la construction d'une usine sous les fenêtres du 1 Ampère.

Et non, Président, je ne suis pas candidat à ta succession !
 

 

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Auteur : Patrick Bord. Copyright Patrick Bord 1999-2010. Visitez aime2000.com.