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10 Janvier 2009
On nous parle d'un
"grand manteau" qui serait destiné à protéger notre
résidence contre les aléas du climat et de l'énergie. Je le ressens
comme une sorte de dictature des partisans d'une résidence bien
chauffée, voire surchauffée, et à quel prix !
Du coup, et en faisant
appel à mes connaissances domotiques -- puisque j'ai eu la chance de
vendre mes rapports ad hoc à une bonne cinquantaines de grands groupes
à travers le monde --, je rédige un court rapport qui pourrait calmer
le jeu et orienter nos réflexions sur les solutions présentant un
certain bon sens. Par exemple, celles dont les économies réalisées
permettent au moins de payer les intérêts des emprunts associés à
leur mise en oeuvre !!!
Consulter
ce rapport
Un matin d'été, en 2009
Je rentre dans le bureau du Président et
lui tiens à peu près ce langage :
"Bonjour cher président et néanmoins ami. Ne penses-tu pas que
l'on pourrait mettre une de ces machines de nouvelle génération,
totalement automatiques, qui servent à intervenir lors d'arrêts
cardiaques ? Les propriétaires de première heure arrivent à un âge
certain. Ces machines pourraient être à la piscine les jours
d'ouverture -- les maîtres-nageurs sauveteurs sont plus que positifs
sur cette suggestion -- et près du gardien les autres jours, avec une
liste des personnes sachant s'en servir (notamment nos gardiens)."
En réponse, le président assène globalement ces arguments :
"D'une part, la gestion de cet ensemble est assez complexe pour que
nous nous en tenions à ses fondamentaux. Ta suggestion devra être
gérée, ce qui alourdira mon travail et celui de nos collaborateurs.
Elle peut également générer des responsabilités que je ne souhaite
pas assumer.
D'autre part, j'aurais trop peur qu'on s'en serve sur moi. Je n'en ai
pas du tout envie."
La discussion était close. Je suis ressorti, un peu triste. Je l'aime
bien, moi, Bernard !
4 Mai 2010
Le site Internet du Parc
Montaigne serait ringard et mériterait d'être rénové. C'est en tout
cas le discours qui a été fait au président, accompagné d'une
proposition dans ce sens.
Difficile d'être moins
concerné que moi, son webmestre. Alors je m'engage à faire un examen
de conscience et de performance de ce site par rapport à son cahier des
charges. Puis à faire ce qu'il faut pour soit confier ce site à une
meilleure équipe, soit relever le défi de la mise à niveau. A
bientôt donc sur ce sujet !

20 Juin 2010
Vers la fin de l'année, une AG spéciale vous
proposera un projet de chauffage 2/3 bois et 1/3 gaz naturel. Il y a des
éléments qui me rendent méfiants et d'autres franchement défiants.
Je n'aime pas trop quand les procédures de prise de
décision ne sont pas ouvertes : malgré la création (tardive) d'une
commission chauffage, on ne peut pas dire que celle-ci ait été
invitée à participer activement aux échanges avec les prestataires,
en amont des résultats d'étude ; nous avons tous bien senti que la
proposition initiale de Dalkia serait soutenue de bout en bout par le
Président Syndic, exceptionnellement président cumulard de la
commission chauffage.
J'ai un problème avec les chiffres, très pessimistes
quand il s'agit d'une extension de l'existant, et très optimistes quand
il s'agit de la solution Dalkia. Que l'on mentionne la fiscalité, la
législation, le prix des carburants, la taille des usines et des
nuisances (construction, camions, déchets et fumées, bruit, ...), nous
devrions avoir une écoute et une lecture plus critiques des
comparaisons.
Ce qui me gène le plus dans ce projet, c'est que le
Parc Montaigne doive héberger une usine dimensionnée pour servir la
moitié de la Ville de Fontenay-le-Fleury. Ceci n'est pas dans l'objet
de cette résidence et ne devrait pas aller de soi. Ceux qui auront à
supporter les nuisances d'une telle usine doivent obtenir des garanties
écrites totalement bétonnées, avec des compensations à la hauteur de
ces nuisances. Nous risquons ici une nouvelle affaire Bove, à
l'échelle 100 !

10 Juillet 2010
Où je reparle de ce site
: au Conseil Syndical du 7 Juin, avec ses utilisateurs, avec ses
prescripteurs, avec ses clients les annonceurs et avec des
professionnels ... et je commence à travailler.
J'ai raconté aux
conseillers syndicaux pourquoi et comment j'avais créé ce site, les
ressources dont je m'étais entouré, la définition du cahier des
charges, les cibles, le contenu, les exigences et les interdits, le
rôle du site dans la résidence et son rayonnement local, l'équilibre
économique, les marques de reconnaissance, ainsi que les limites de
tout ceci. Et j'ai senti qu'en face de moi j'avais des personnes
désireuses soit de voir arriver une certaine concurrence, soit d'en
découdre directement avec ce site et ce qu'il représente. Plus calme,
le président a fixé quelques règles pour un site géré par le SCR :
pas un coup d'essai (on le fait dans la durée ou on ne le fait pas),
pas de publicité, pas de contenu qui ne soit approuvé par lui...
Mes clients annonceurs me
renouvellent doublement leur confiance : non seulement il signent pour
une nouvelle année de présence sur ce site, mais deux d'entre eux me
confient la rénovation de leur page, avec le budget correspondant.
Merci de cette marque concrète d'appréciation. Le fait que ces clients
soient peu nombreux traduit seulement le fait que je ne prospecte pas
vraiment pour générer plus de revenus. L'argent, c'est important d'en
avoir quand on en a besoin. A moi de vérifier que ce site conservera
dans l'avenir son potentiel à équilibrer ses comptes.
Mes autres interlocuteurs
se contentent de me donner une appréciation positive sur la
fonctionnalité et le contenu et me recommandent de faire ce que j'avais
envisagé depuis déjà plusieurs années : juste un coup de cosmétique
et une remise à jour des pages principales.
J'ai conscience de la
qualité du travail réalisé lors des premières années, avec le
conseil éditorial. Il était composé de conseillers syndicaux, de
résidents, de salariés du SCR, de représentants de la Mairie et des
commerçants. Nous nous réunissions pour déjeuner 6 fois par an,
pendant plus de 2 ans. J'ai une pensée de gratitude pour eux à
l'occasion des appréciations que je reçois encore aujourd'hui.
La mise en concurrence a
du bon. Je joue le jeu à fond et travaille à cette rénovation.

13 Septembre 2010
Le site Internet du Parc
Montaigne devait être au programme du Conseil de ce soir. Mais notre
webmestre extérieur n'est plus aussi pressé de s'atteler à
l'amélioration et la modernisation de ce site. Il promet qu'il
reviendra, comme candidat conseiller syndical, peut-être même comme
candidat président, quand le temps sera venu.
Tant mieux, tant pis. Le
problème avec deux sites pour un même espace est qu'ils rentrent
forcément dans la polémique, au détriment du consensus et de l'image
extérieur de l'espace en question. Ce problème est donc ramené à
plus tard.

27 Septembre 2010
La Commission Chauffage se
réunit afin de décider de présenter la proposition conjointe entre
Dalkia et le Président-Syndic à un prochain conseil syndical
exceptionnel.
Je garde de nombreuses
réserves à l'égard de ce projet qui squatte un peu trop l'espace de
la résidence pour un trop grand nombre d'usagers extérieurs.
Néanmoins, il m'apparaît urgent de le présenter aux résident afin
d'identifier d'éventuels opposants et le poids de leurs arguments. Le
pire scénario est qu'une AG valide le projet à une large majorité
mais qu'un seul copropriétaire se trouve en position de faire annuler
cette AG. Je plaide donc pour une accélération du processus de
présentation avant même la rédaction définitive de la convocation ad
hoc.

4 Octobre 2010
Voici réuni le conseil
spécial qui valide la position de la Commission Chauffage sur la
poursuite du projet. Mais pourquoi donc n'y est-il question de
d'économie alors que nous sommes 13 dans une salle de 15 M2 et que,
grâce à un radiateur électrique d'appoint, il fait probablement entre
24 et 26°C dans cette pièce ? Et pourquoi, rentré chez moi, je
retrouve cette température excessive alors qu'on veut nous convaincre
de l'impératif de baisse des charges ?
Pourra-t-on combattre la
frilosité de quelques-uns en les habituant à de telles températures ?
Et peut-on rester crédible dans notre apparent effort de respecter
l'environnement ?

10 Novembre 2010
Où j'apprends que les
réunions d'information sur le projet fort ambitieux de "Dalkia -
Parc Montaigne" a fort peu intéressé les propriétaires et
résidents de notre copropriété. Ils se sont peu déplacés, ont posé
peu de questions et ne se sont montrés concernés ni par l'ampleur ni
par la durée des contrats nous liant à Dalkia.
La prochaine AG se
déroulera donc dans une relative indifférence, ce qui est dommage et
vexant pour ceux qui ont fait un tel travail d'étude, de sélection,
d'imagination, de conception et d'optimisation afin de le présenter en
avant-première à nos copropriétaires ...

14 Décembre 2010
Finalement pas
d'indifférence de la part des copropriétaires : la salle polyvalente
était pleine dès 18h30, bien que la participation aux votes ait été à
peine supérieure à la moyenne des dernières AGs (aux environs de 50%).
Beaucoup de questions ont
été posées, certaines sur le mode interrogatif et d'autres sur le mode
de la contestation. Finalement, les copropriétaires présents ont dû
marquer un certain doute par rapport à ceux qui avaient voté par
procuration : alors que les votes par procuration étaient positifs à
62%, le score final obtenu n'était que de 59%. N'aurions-nous pas su
convaincre ?
J'ai eu l'occasion de
prendre la parole pour expliquer mon cheminement :
- ma défiance à l'égard d'un projet poussé par le Président avant
d'avoir été étudié
- ma conviction que le coût du bois pouvait, à terme, rester
concurrentiel par rapport au seul gaz
- l'intérêt, dans ce contexte, de partager cette installation avec
d'autres "abonnés" et de l'héberger sur notre terrain
- mon accord sur un certain nombre d'assurances et de prestations promises
par Dalkia par contrat afin de couvrir notamment nos risques et nos
nuisances.
J'ai cependant indiqué que
le m'étais abstenu dans le vote des 3 résolutions. Amené à me
justifier sur ce point, j'ai surtout fait valoir que ce projet était
"probablement" bon pour la résidence et que j'avais ainsi voulu
marquer mon indépendance d'esprit. A quelques minutes du vote des
derniers électeurs, je n'ai pas voulu m'exprimer sur le fait que l'on
aurait dû, et on devra peut-être, mieux s'interroger sur les avantages
et inconvénients de garder la cogénération. Les risques ne sont pas si
grands qu'il y paraît et ils s'annulent souvent : par exemple, quand la
saison est très froide, notre consommation de chauffage augmente
considérablement, mais c'est également le cas du prix de l'électricité
que la cogénération produit et qui contribue à amortir ces
installations.

22 Février 2011
Le secret ne l'était pas
trop. Les conspirateurs avaient dû s'exposer pour réunir des alliés et
leurs documents avaient transpiré.
Lors de la réunion du
Conseil Syndical le 21 au soir, le président avait dit avoir rencontré
Patrick Louvet. Ils avaient échangé leurs points de vue fort civilement
sur le droit de chacun de pouvoir demander un arbitrage judiciaire et sur
l'opportunité de le faire sur ce sujet précis : Patrick Louvet veut
contester l'AG du 14 Décembre sur le projet de chaufferie collective au
bois.
Il ne m'avait pas échappé
que ce projet pouvait déplaire et faire l'objet de contestations. J'ai
moi-même été un opposant de la première heure et ai exigé beaucoup de
précisions et de garanties. Puis je les ai obtenues et ai cessé de me
battre contre ; je me suis seulement abstenu. Entre temps, pour ne pas
faire perdre tant de travail et de temps passé sur ce projet, j'avais
demandé que l'on s'assure auprès des copropriétaires, avant même de
rédiger la convocation, qu'il répondait bien à leurs attentes et qu'il
n'y aurait pas de forte opposition. Trois réunions d'information ont
confirmé qu'une majorité l'accepterait. Et les avocats, le notre et ceux
de Dalkia, nous ont affirmé que les risques judiciaires étaient
négligeables (donc pouvaient être négligés) en l'état de préparation
des textes.
Ce qui peut paraître
choquant dans la démarche des contestataires est qu'ils aient attendu le
vote positif de l'AG pour s'opposer au projet, et de cette manière.
Patrick Louvet est au Conseil Syndical et n'a jamais manifesté
publiquement son opposition. Il n'a même pas contribué aux études et
s'est contenté de s'abstenir. Attaquer maintenant, sans que l'on
comprenne bien les motivations sous-jacentes, c'est prendre le risque de
provoquer une perte considérable pour la résidence, les copropriétaires
et les résidents.
Une subvention globale pour
ce projet collectif, de 4 M euros, sous réserve d'un dépôt avant la fin
de 2010, une TVA réduite de 19,6 à 5,5% sur la facturation de chauffage
à chaque foyer desservi, le choix des énergies les plus efficaces
(chaudière gaz, cogénération, bois) dans certaines limites et en
fonction des disponibilités et des coûts,une forte synergie avec
d'autres utilisateurs, etc. forment un manque à gagner ou une perte
considérable dont les contestataires, s'ils sont déboutés, pourraient
bien avoir à rendre compte.
En attendant, notre
résidence devra regarder attentivement cette assignation. Dalkia est
évidemment concerné, ne serait-ce que par l'aléa et le calendrier
nouveau qui en découlent. Nos juristes regarderont les risques et les
enjeux. Le projet peut être définitivement abandonné immédiatement, ou
soumis à une nouvelle AG dans des formes différentes. Il est aussi
possible que les juristes continuent de considérer les risques
judiciaires comme négligeables.
Je ne sais pas pourquoi je
suis plus en colère qu'inquiet. Mon absence d'inquiétude vient
probablement de ma grande confiance dans nos capacités d'adaptation et de
rebond. Comme je l'ai expliqué en AG,le projet ne méritait pas qu'on se
mobilise exagérément ni pour ni contre. Ma colère vient plutôt à la
fois d'un sentiment de gâchis après autant d'efforts et aussi des
motivations - trop manifestement bêtes et/ou méchantes - des
contestataires.

13 Avril 2011
Deux mois déjà, depuis ma
dernière chronique, totalement consacrée à la contestation de l'AG du
14 Décembre. J'étais, je voulais rester indépendant. Je le veux
toujours, mais je constate bien que je suis en train de prendre position.
Explications :
Oui, je me sens en colère
contre la déloyauté de ce conseiller syndical qui n'a pas soulevé
d'objection de fond sur ce projet durant toute la durée de son étude.
Puis qui attaque la collectivité, représentée par son Conseil Syndical,
en invoquant un vice de forme plutôt qu'un point de fond. Sur le fond, il
n'a rien à dire ... ? Sur le fond, il n'a rien à dire ... ! Durant
l'étude du projet, il n'a rien dit, ni sur le fond, ni sur la forme.
Oui, l'histoire récente
semble donner raison au projet de chaufferie au bois.
Depuis 2 mois, les énergies fossiles semblent beaucoup moins sûres pour
nous, Européens. La Mer du Nord s'épuise, le Moyen-Orient ne semble plus
aussi stable, les passages obligés (Ormuz, Suez, Caucase, Ukraine)
semblent faciles à bloquer. L'exploitation du gaz de schiste pourrait
être interdite avant même d'avoir été étudiée.
L'énergie nucléaire fait l'objet de nouvelles contestations dans la
plupart de pays développés. Des arbitrages seront faits à son encontre
et, en tout état de cause, son coût devra tenir compte de nouvelles
normes de sécurité et sûreté.
Du coup, le bois apparaît comme une alternative long terme d'autant plus
crédible : nationale, naturelle, renouvelable, économique, ayant déjà
prélevé son dégagement de CO2, ...
Oui, l'économie qui nous
était garantie par le projet Dalkia n'a et n'aura probablement pas son
équivalent. Notre copropriété devra donc presque certainement subir une
perte par rapport à ce qui était proposé le 14 Décembre. Bien sûr,
nous devrons tout faire pour optimiser la solution qui sera, in fine,
retenue par une majorité adéquate de copropriétaires. Mais les
situations évoluent vite : les promesses de subvention d'un Etat
impécunieux, les nouveaux cours de l'énergie, ... sont autant de
facteurs qui donnent à penser que les contrats à venir seront moins
intéressants que ceux qui avaient été signés.
Et puis je vois un premier
déversement de mauvaise foi, potentiellement ravageur. Les trois
contestataires n'ont rien fait pour aider la copropriété. Et ils
écrivent maintenant comme si le bénéfice de leur attaque était
évident, de même que l'avis final des tribunaux qu'ils
sollicitent.
Ils se justifient par leur "collectif". Alors je vais vous
confier que plusieurs personnes mentionnées dans le dossier d'assignation
regrettent maintenant leur légèreté à vouloir assister "de bons
amis", "d'agréables voisins", "un professionnel
compétent dans l'immobilier" ou à n'avoir pas fait travailler leur
esprit critique face à des arguments difficiles à peser contre un projet
complexe.
En attendant, je vois une
profonde déception d'une partie active de notre Conseil Syndical, face à
ce qui ressemble à un gâchis de leur travail et de leur temps en même
temps qu'une importante destruction d'opportunité pour la Résidence. Une
très mauvaise nouvelle serait que cette déception se transforme en
lassitude, voire en découragement.
Alors oui, j'observe les
mauvaises conséquences d'une mauvaise attaque pour de mauvais motifs (je
ne vous promets pas de revenir sur ces motivations, mais si vous insistez
un peu...) ! Et vous avez constaté comme moi que je suis en train de
prendre position.
Ceci pourrait se
concrétiser de deux façons :
1. que je m'engage totalement aux côtés du Président Syndic et de ceux
qui le soutiennent
2. que je me mobilise encore plus pour la recherche de solutions chauffage
pertinentes pour notre résidence.
Peut-être, prochainement
...

16 Octobre 2011
BSN a donc présenté
"son" projet aux copropriétaires concernés. S'il faut en
croire la salle, les plus concernés sont ceux qui ont l'intention de
s'opposer. Voyons donc les arguments présentés.
D'un côté, un projet
quasi-communal destiné à 4.500 logements quand le Parc Montaigne en
compte l'équivalent de 1.100. La chaufferie privée devient une usine
hébergée par le Parc Montaigne, en contrepartie d'avantages qu'il
conviendra de justifier. Les avantages pour notre résidence portent
essentiellement sur les coûts, et ces avantages vont croissant avec le
temps.
D'un autre côté, ce sont
les inconvénients de cette usine qui sont mis en avant : une construction
longue et lourde, des espaces empiétés, des pollutions diverses.
Tel qu'il est présenté, ce
projet me paraît être "une" solution acceptable pour le Parc
Montaigne, pas forcément "la" solution si tant est que cette
dernière existe. Les avantages sont probables mais incertains. Les
inconvénients sont mieux appréhendés mais limités, même pour les plus
défavorisés à cet égard.
En contrepartie de son rôle
de partenaire fondateur du projet au sein de la communauté fontenaysienne,
on peut se demander si le Parc Montaigne a bien négocié ses bénéfices.
Le loyer de 50.000 euros pourrait-il être plus spécifiquement réparti
vers ceux qui seront les plus gênés par cette implantation ? Dalkia
avait proposé de financer un équilibrage de notre réseau secondaire,
cela sera-t-il fait ?
Par ailleurs, les chiffres
proposés devront être précisés :
Les prix du kWh biomasse s'entendent-ils en prix d'achat ? sur leur site
de production ou rendus à la chaufferie ? quelle sera le rendement de la
chaufferie biomasse et le rendement de la chaufferie gaz ? peut-on affiner
les comparaison de coûts en prix du kWh livré à chacun des réseaux
secondaires ?
Nous allons faire un équilibrage de notre réseau secondaire afin d'avoir
des températures plus homogènes entre les appartements. Quel en sera le
coût total et le coût pour la copropriété ? quels en seront les
avantages attendus en terme d'économie d'énergie ? pouvons-nous en
profiter pour souscrire une puissance moindre auprès de Dalkia puisque,
selon les calculs présentés, ce coût de la puissance souscrite
intervient pour 1/3 du coût total de notre chauffage ?
Enfin, si l'on veut vraiment
réduire les charges, pourquoi ne pas inciter les copropriétaires à
faire des économies ? En négociant une puissance souscrite en
diminution, par exemple 0,5°C tous les deux ans toutes choses égales par
ailleurs, on incitera les résidents à mieux se calfeutrer et/ou à
utiliser des sources alternatives de chauffage qui présenteront
l'avantage de n'être mobilisées qu'en cas de besoin.
Il reste que ce nouveau
projet devrait passer sous les exigences légales et judiciaires des
opposants les plus activistes, être voté en Décembre et confirmé en
Février. Cette chaufferie aura bien mérité son nom : BSN !
16 Novembre 2011
Un nouveau front "anti-usine" se lève à partir du 1
Ampère, qui propose qu'on abandonne le projet en cours pour se donner
plus de temps et que l'on se contente de nos moyens existants :
chauffage classique au gaz en se laissant la possibilité de profiter de
toute opportunité qui se présenterait pour la cogénération. Ce sera la
6e résolution de la prochaine AG, le 13/12/11.
Si j'ai salué le projet biomasse de bonne solution, je ne
puis pas faire beaucoup moins des solutions de continuité.
Nous devons bien constater que l'Europe sera massivement
alimentée en gaz d'origine russe, sans les mêmes risques géopolitiques
que les combustibles fossiles en provenance du Moyen-Orient, que les
Allemands renoncent à l'électricité nucléaire, qu'ils sont suivis par
les Belges, les Italiens et, dans une moindre mesure les Français. Même
si la France a (provisoirement) interdit toute exploration des gaz de
schistes, ce n'est pas le cas de tous les pays, même en Europe. Il
pourrait en découler un prix durablement bas pour cette énergie, alors
que les besoins en capacité électrique devront être adaptés en fonction
des nouvelles décisions politiques mentionnées ci-dessus.
Quels sont les scenarii les plus probables en fonction du
choix exprimé par la prochaine AG ?
Si le projet présenté par le Président Syndic et Dalkia
passe, les choses se dérouleront peu ou prou comme indiqué : nous aurons
une bonne connaissance de nos coûts à venir et supporterons les quelques
inconvénients de cette solution (travaux, camions, quelques émissions,
...).
Si ce projet ne passe pas, ce qui me semble peu probable
au moment où je rédige ces lignes, la résidence continuera la
cogénération jusqu'à fin Mars. En Mai, nous aurons les présidentielles
puis les législatives et nous sentirons mieux la direction des décisions
politiques françaises pour les prochaines années, ainsi que les
retombées énergétiques des choix anti-nucléaires de nos amis européens
et les stratégies de production pour EdF. Il y a bien une chance sur
deux que la nouvelle donne relance les projets de cogénération au coeur
des zones de consommation, parce que c'est une solution souple et qui
est susceptible de faire échec aux très probables brown-outs et
black-outs qui nous attendent dans les années à venir.
Seulement, dans cette hypothèse, nous serions
probablement obligés de remplacer nos équipements existants par une
turbine, plus chère mais aussi plus efficace et donc plus rentable. Et,
ici encore, nous pourrions bien avoir intérêt à nous fondre dans un
réseau collectif de chauffage pour optimiser l'économie de nos
investissements.
Dans l'autre hypothèse, on peut estimer que Dalkia
revienne à la charge après une période d'observation.
Ainsi, lors de la précédente AG, je m'étais abstenu parce
que j'estimais que le projet proposé ne valait ni qu'on se batte pour
lui ni qu'on se batte contre. Lors de la prochaine AG, j'envisage de
voter pour toutes les résolutions, ce qui est une autre façon de
respecter la volonté du plus grand nombre et de permettre aux projets
adoptés d'être concrétisés.
D'ici là, je ne puis trop vous encourager à participer à
chacune des 3 réunions prévues sur le sujet au Club House, les 17, 22 et
29 Novembre au soir (confirmation à venir), et à y débattre sans
complaisance quelles que soient vos questions ou vos opinions.
Bon choix Madame, bon choix Monsieur.

13 Mars 2012
Préparation de la
prochaine Assemblée Générale ordinaire, celle qui verra un changement
radical de gestion avec le départ annoncé de BSN comme conseiller
syndical et président syndic. Le moment de faire un bilan et d'envisager
l'avenir.
Tout comme son prédécesseur, BSN est un
bon président syndic. Mais il est également un patron qui n'aura jamais
partagé son pouvoir et refusé tout réel contrôle de sa gestion. Il
s'est, lui aussi, comporté en bâtisseur avec un certain goût pour les
projets d'envergure.
Son successeur présumé sera certainement
une personnalité différente, probablement moins volontariste et moins
autoritaire, donc avec aussi probablement moins d'ambition pour cette
résidence.
Si je devais faire des suggestions
concernant la gestion de cette résidence :
1. Le Parc Montaigne a une valeur
d'environ 250 millions d'Euros et mérite une dose de professionnalisme.
Je suis partisan de l'embauche d'un directeur salarié qui développe sa
légitimité (compétence administrative, technique et juridique) et son
autorité, un peu comme le faisait Mr Di Malta autrefois.
2. De ce fait, ce directeur salarié partagera le pouvoir exécutif avec
le président syndic qui en aura également le contrôle.
3. Il semble important de renforcer le pouvoir de contrôle du conseil
syndical, notamment en faisant intervenir plus de membres à tous les
niveaux des projets : exposé de la situation, diagnostic, recherche de
solutions, évaluations, optimisation, mise en œuvre, évaluation et
améliorations. Le principe de cette suggestion est également de mieux
partager l'information.
4. Il y avait un conseiller syndical qui actait comme DRH auprès du
personnel salarié de la résidence. Je suis favorable au rétablissement
de cette fonction, séparée du président syndic.
5. Je suggère une part de rémunération variable, faible au départ puis
progressive avec le temps, pour mieux motiver le personnel à la
réalisation de tâches régulières et/ou exceptionnelles. Mon expérience
de telles incentives est qu'elles facilitent grandement le travail des
gestionnaires et permettent d'obtenir une bien meilleure productivité.
6. Cette résidence a besoin de plus de convivialité. Même si ce n'est
pas le strict rôle du syndic, l'encouragement de toutes les initiatives
dans ce sens permettra d'augmenter le respect mutuel entre les résidents
et d'éviter les accidents comme celui que nous connaissons aujourd'hui
avec la contestation de la chaufferie collective multi-carburants.
7.Dans la même lignée, je suis favorable à la consultation régulière des
propriétaires et résidents, consultations générales, mais aussi ciblées.
On aurait peut-être pu faire l'économie de deux importants et coûteux
litiges si on avait mieux écouté les personnes les plus directement
concernées par la construction d'une usine sous les fenêtres du 1
Ampère.
Et non, Président, je ne suis pas
candidat à ta succession !

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