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Réflexions :

LA PROBLEMATIQUE ENERGETIQUE AU PARC MONTAIGNE


Le 5 Janvier 2009

  
Le Parc Montaigne semble confronté à d'importantes décisions énergétiques du fait de la conjonction de certains facteurs : le renouvellement du contrat de l'opérateur "chauffagiste", la récente montée des prix de l'énergie qui a sonné comme un sérieux avertissement, le renforcement des réglementations nationales et internationales, les constatations faites sur notre bâti, bien construit mais trop peu isolé.

L'objectif de ces réflexions est de décrire la problématique énergétique au Parc Montaigne et de montrer des voies d'actions pertinentes aux responsables que nous sommes.

 

1. Chaleur et confort

Nous associons encore souvent chaleur et confort. Une observation détaillée montre pourtant qu'il n'en est rien et que l'association de ces deux termes est, pour le moins, très personnelle. Ainsi :

a) Les hommes et les femmes admettent couramment 2 ou 3°C d'écart entre leurs températures idéales "de confort". De ce fait, les hommes souffrent plus souvent de la chaleur que du froid dans la plupart des ambiances proposées actuellement.

b) Les individus physiquement actifs apprécient une température 2 à 3°C plus basse que les individus physiquement inactifs. Il en est de même de ceux qui sont souvent au grand air l'hiver par rapport à ceux qui restent dans des milieux isothermes (appartement, voiture, bureau, centre commercial).

c) La nourriture et l'habillement ont des conséquences importantes sur les températures idéales.

d) Beaucoup de personnes considèrent comme "sain" une température nocturne des pièces inférieures de quelques degrés, afin de mieux respirer et moins se déshydrater. De ce fait, elles se sont habituées à des températures de l'ordre de 16° dans leur chambre, de minuit à 6 heures du matin.

e) Les personnes venues de contrées froides (Nord de l'Europe) supportent des températures moyennes inférieures à celles venues de contrées chaudes (Nord ou Sud de la Méditerranée).

f) Les aspects psychologiques et sociaux sont également importants : on se conditionne plus ou moins bien aux écarts de température ambiante et un groupe d'amis blagueurs souffrira beaucoup plus tard du froid qu'une personne isolée et triste.

g) Enfin, l'âge est un autre facteur. Les mères croient protéger leurs jeunes enfants en les élevant dans des températures élevées alors qu'il conviendrait plutôt de les endurcir. Les personnes âgées sont plus endurantes, pour des raisons historiques. Les personnes très âgées redeviennent souvent sensibles au froid, surtout quand elles en ont souffert dans leur jeunesse.

Nous pourrions mentionner beaucoup d'autres facteurs influençant la notion très personnelle de "chaleur = confort". Tirons en simplement la conséquence que, toute autre considération étant mise à part, un sondage sur la température idéale de nos appartements devrait donner une fourchette assez large.

Il nous faut compliquer cette approche par le budget que les résidents ou les propriétaires sont prêts à affecter à leur chaleur, sous toutes ses formes, notamment la dépense énergétique ou l'isolation de leur logement. Si nous partons du principe qu'aux environ de 20°C de chaleur moyenne en hiver, toute réduction de 1°C de la chaleur fait économiser environ 7% de la facture de chauffage, notre fourchette s'écartera encore un peu, ne serait-ce que parce que ceux qui répondent (ou ceux qui râlent aujourd'hui) ne sont pas forcément ceux qui paient.

 

2. Des situations hétérogènes

Bien que construits sur des plans homogènes, nos appartements sont, du point de vue qui nous occupe ici, plutôt hétérogènes.

a) Leur exposition peut être Nord-Est (la plus froide), Nord-Ouest, Sud-Est ou Sud-Ouest (la plus chaude).

b) Leur niveau va du rez-de-jardin au 5e étage, soit 7 niveaux. Les appartements les plus bas sont plus abrités des vents, mais également du soleil. Les appartements du haut bénéficient du vent et du soleil. Incidemment, ils sont défavorisés les jours de canicules (environ 10°C d'écart avec un rez-de-jardin ombragé).

c) Leur éloignement des stations de distribution de chaleur, ajouté à la qualité de circulation des fluides (pression, entartrage, …).

d) Leur isolation horizontale, par les planchers pour les rez-de-jardin sur caves trop bien ventilées et par les plafonds pour les derniers étages.

e) Leur isolation verticale par l'existence ou non de loggias, la qualité des volets roulants, l'état des menuiseries et huisseries, les efforts d'étanchéité notamment sur les fenêtres coulissantes, l'existence de rideaux et de doubles-rideaux, …

f) Le vol de calories entre ceux qui ont toujours chaud et laissent leurs fenêtres ouvertes et ceux qui ont toujours froid et non seulement se calfeutrent mais encore font travailler des chauffages additionnels.

g) Les équipements individuels comme les parquets ou la moquette qui isolent tellement bien les planchers que ceux-ci ne peuvent plus diffuser leur chaleur dans les logements.

h) Les ventilations naturelles plus ou moins entretenues. Nos immeubles constituent une barrière artificielle aux vents d'hiver avec d'importantes différences de pression entre la façade au vent et la façade sous le vent. Le fait de fermer les portes d'un même appartement peut avoir des conséquences de plusieurs degrés sur la température des pièces chauffées car l'air venu de l'extérieur rencontre plus d'obstacles pour traverser l'appartement.

i) L'existence de nos cheminées mérite une étude en soi. Celles qui sont murées ou fermées peuvent être ignorées. Les autres sont de deux types : avec ou sans échangeur d'air. Les premières offrent un vrai complément de chauffage par radiation et convection, même si leurs utilisateurs doivent prendre conscience que les gaz qui s'échappent par la cheminée ont été introduits de l'extérieur. Les cheminées sans échangeur d'air ont généralement un rendement négatif. Elles créent un appel d'air extérieur dans l'appartement. L'air de l'appartement entre dans la cheminée, y est chauffé par le feu, mais s'enfuit aussitôt par la cheminée en n'apportant qu'une chaleur minime à l'étage où il sert la combustion. Seule la chaleur radiante est la bienvenue pour la sensation de chaleur et pour les personnes qui sont devant l'âtre et la plaque de cheminée.

j) La cuisson au gaz exige des aérations en rapport avec les gaz de combustion (air frais, CO2 et H2O dégagés).

k) Enfin, la Commission Européenne vient d'interdire à terme l'usage d'ampoules incandescentes qui participent pourtant au devis de chaleur de nos appartements, notamment dans les pièces "extérieures" où on ne les allume que de nuit, donc quand il fait plus froid.

De ce chapitre, on retiendra que, quelque soient les efforts fournis par la collectivité pour homogénéiser les températures moyennes constatées dans les appartements, trop de facteurs peuvent s'ajouter pour rendre la tâche pour le moins imparfaite. Inversement, les copropriétaires et les résidents ont de réels moyens pour déjà améliorer simplement et à peu de frais leur performance énergétique quand ils la jugent insuffisante.

 

3. La contrepartie de nos inconvénients

Il ne viendrait à personne l'idée d'affirmer que notre résidence est énergétiquement efficace. La taille de ses fenêtres et l'ubiquité des courants d'air en témoignent visiblement.

La contrepartie est que nos immeubles sont agréables à vivre et sains. Pour avoir visité de nombreux immeubles postérieurs à la première crise pétrolière, j'avoue que je me contenterais difficilement d'ouvertures beaucoup moins importantes et de pièces moins bien aérées.

Ainsi, je suis propriétaire d'un appartement à la montagne où, pourtant, l'air est plutôt sec (pensez, à plus de 2000 mètres !). Le chauffage présente une très forte inertie parce que, bien qu'électrique, il a été dimensionné pour une résidence très bien isolée, donc longue à chauffer et longue à refroidir. Dès que le soleil donne, il fait rapidement trop chaud et on ouvre donc les fenêtres. Dès que le soleil part, la température des appartements tombe à un niveau où chacun met en marche les convecteurs d'appoint. Les résistances collectives fonctionnent à partir de tard dans la nuit et le matin le cycle recommence.

Par ailleurs, la ventilation centrale mécanisée vieillit mal et ses tuyaux sont souvent encombrés d'une masse considérable de saleté qui n'est pas sans rappeler la suie. De savoir que l'air qui entre dans nos appartements est passé par ces tuyaux ne rassure pas vraiment. D'ailleurs, les problèmes ORL y sont beaucoup plus fréquents qu'ici alors que l'air devrait y être plus pur.

Nos caves ne sont pas isolées de nos appartements, mais la température y est quasi-constante. On pourrait craindre, notamment en hiver, qu'elles ne soient plus hors gel.

De ce chapitre, on retiendra que les transformations demandées à un architecte devront sauvegarder la plus grande partie de ce qui fait le plaisir d'habiter nos appartements et leur caractère sain.

 

4. Les évolutions prévisibles

On peut considérer qu'elles sont de deux ordres :

a) le climat est susceptible d'évoluer
b) l'énergie fossile deviendra une ressource rare.

 

a) Les changements climatiques pourraient nous apporter un léger réchauffement moyen de l'atmosphère et des accidents météorologiques accrus.

Le réchauffement devrait provoquer des canicules aussi préoccupantes que les périodes de grand froid. Nous devrions donc les prendre en compte à cette occasion.

Les périodes de grand froid reviendront occasionnellement, de même que les tempêtes exceptionnelles, les déluges et autres phénomènes jugés accidentels (grêle forte, vents supérieurs à 120 km/h, …).

La question posée par ces évolutions climatiques prévisibles est celle de notre volonté d'y répondre par des moyens collectifs à tout prix. Autant la question des canicules peut mériter une étude nouvelle, autant la question d'avoir une surcapacité de chauffage collectif pour les rares périodes de grand froid se pose de façon différente.

Nous aurons toujours à supporter le surcoût d'une importante capacité de chauffage par grand froid et grand vent. Par bonheur, dans nos régions, les grands froids sont généralement apportés par des vents de Nord et Nord-Est, souvent secs et donc avec un minimum de soleil. Ce sont par contre les appartements exposés au Nord-Est et Nord-Ouest qui sont les plus touchés par ces grands froids. L'occurrence de tels froids diminue avec la longueur de ces périodes. Il n'est pas déraisonnable d'envisager que nos capacités de secours devront pouvoir être mobilisées lors de ces grands froids, forcément exceptionnels.

On retiendra qu'en cas de crise, comme une capacité de chauffage indisponible au moment d'un grand froid, on recourra au chauffage des personnes plutôt que des bâtiments : chauffages radiants et couvertures électriques.

b) L'énergie fossile deviendra une énergie rare … mais pas tout de suite. On s'est en effet rendu compte que, quand le prix de revient des énergies fossiles augmente, les efforts humains conjugués pour économiser la ressource, d'une part, et en chercher et exploiter d'autres, d'autre part, rétablissent un équilibre voire renvoient carrément le balancier dans l'autre direction.

La situation du Parc Montaigne est de ce point de vue intéressante.

Actuellement, le gaz que nous consommons sert d'abord à produire de l'électricité par le biais de ses moteurs thermiques. Dans le monde de l'énergie, la cogénération est une niche bien utile et qui ne devrait pas disparaître tout de suite, à l'horizon d'un épuisement des énergies fossiles.

Le gaz est une source d'énergie propre, assez bien répartie, pouvant être obtenue à partir de diverses matières premières de base (naturel, mais aussi pétrole, charbon, bois) et dont l'usage n'est concurrencé ni par les transports ni par la chimie des matériaux.

De nombreux consommateurs de gaz en font un usage bien moins judicieux que le Parc Montaigne : dans les pays où il sert seulement de chauffage à bas rendement (l'ensemble des pays de l'ex-bloc communiste, surtout, mais aussi en France) et où il est la matière première pour les centrales électriques (idem). Du fait d'une certaine optimisation de notre consommation de gaz, nous pourrions négocier, par opérateur interposé, un contrat de fourniture fiabilisé qui n'est souscrit ni par les particuliers, ni par un ensemble d'autres organismes soit moins exigeants soit plus diversifiés.

Il faut ajouter que le prix de l'électricité ne sera pas éternellement réglementé et que nous pourrions également être les premiers utilisateurs de l'électricité produite par nos équipements, avec évidemment une assurance de secours en cas de défaillance de ces équipements ou de leur approvisionnement.

Actuellement, le Parc Montaigne est à la veille de se trouver en pleine propriété de ses installations de chauffage et de cogénération, devant un prix de l'électricité qui ne peut que s'apprécier et avec une surcapacité moyenne de production de chaleur, face à des marchés de l'énergie presque totalement déréglementés. Le prix de l'énergie étant jugé actuellement bas, il serait logique de pouvoir négocier un contrat opérateur avec nos installations et une couverture gaz comprise entre 5 et 10 ans, dont le coût serait très sensiblement inférieur à ce que nous avons connu ces dernières années (absence de risques industriels, absence d'augmentation de la ressource, absence d'amortissement des installations fixes et mobiles, indexation du prix de l'électricité, …), soit de 30 à 50%. Cette solution vient donc en concurrence avec les propositions qui nous seraient faites sur d'autres bases.

On peut même penser, si c'est l'opinion des copropriétaires, que le prix de l'énergie ne peut plus que remonter à partir du niveau actuel (un baril à 39 dollars et un dollar à 0,71 euros, soit un baril à moins de 28 euros), qu'une telle opportunité de couverture devrait être saisie quand il en est encore temps car dans 2 ou 3 ans elle ne sera plus d'actualité.

 

5. L'état de notre patrimoine

La question posée par notre Président Syndic à l'occasion du rapport (gratuit) de Dalkia était, également, de mesurer les conséquences sur notre patrimoine d'un classement en bas de l'échelle de performance énergétique. Nous ne pouvons évidemment pas nous réjouir de nous retrouver en bas de l'échelle. En même temps, il nous faut raison garder.

Tout d'abord, les indices font évidemment beaucoup plus peur quand le prix de l'énergie explose que quand il retombe. A la suite des premières crises pétrolières, il y eut deux décennies d'énergie très bon marché qui ont dissuadé l'ensemble des économies développées de continuer leurs efforts massifs d'investissement. L'Europe et le Japon ont poursuivi quelques efforts, mais seulement à cause des fortes taxes sur les énergies importées (France, Italie), d'idéologie verte (Allemagne, Japon) ou d'incapacité industrielle dans la production d'électricité (Royaume-Uni). Notre mauvais classement ne nous permettra jamais de nous trouver dans un peloton de tête et nous devons donc l'assumer.

Il reste que c'est une préoccupation individuelle et collective que de gérer les ressources se raréfiant de la façon la plus intelligente possible et d'optimiser la valorisation de notre patrimoine.

Plusieurs voies nous sont ouvertes et c'est dans leur choix qu'intervient la dimension politique de la part laissée à l'individuel et/ou au collectif dans notre résidence.

La première voie consiste à ne rien faire d'autre que de renégocier un contrat optimisé avec un opérateur sur la base de "nos" installations existantes (cf. ci-dessus).

On peut ajouter un audit personnalisé des appartements en mettant à la disposition de ceux qui le désirent des "mouchards" pour étudier la consommation d'énergie en fonction de ce qui est délivré et souhaité, identifier les principales sources de déperdition par appartement, faire des recommandations personnalisées d'habitudes de vie, de calfeutrage, de source complémentaire de chaleur (y compris la cheminée existante), avec une évaluation des avantages attendus par rapport au coût ou à la difficulté de mise en œuvre des principales recommandations. Le rôle de la collectivité pourrait être de proposer un même prestataire et de prendre en charge une partie de l'audit personnalisé demandé par les copropriétaires (a priori au moins les vendeurs, les locataires si leur classement est obligatoire et ceux qui envisagent de faire des travaux privatifs).

Les mesures élémentaires proposées (ex. isolation intérieure des murs, calfeutrage des fenêtres coulissantes, pose de doubles-vitrages) pourraient, lorsqu'elles sont lourdes ou coûteuses et industrialisables, faire l'objet d'un référencement par la copropriété et d'accords sur objectifs. La proposition de Canal Sat de "rémunérer" la copropriété quand il y a des clients dans un même immeuble pourrait servir de base avec d'autres prestataires énergéticiens ou installateurs de solutions économes.

Revoir le règlement pour favoriser la création de loggias aux normes récentes d'isolation réduira la consommation d'énergie de plusieurs façons, tant dans les appartements faisant ces travaux que dans les appartements situés au-dessous et au-dessus.

L'isolation des terrasses (toits) est probablement une nécessité pour laquelle il n'est pas nécessaire de mener de longues études, de même que les portes de sas si l'AG décide des travaux d'amélioration. L'isolation des caves peut se faire, à condition de s'assurer que nous saurons les garder hors gel.

Il est possible de négocier la diminution de la température moyenne de nos appartements (restés en l'état) d'un demi-degré par an jusqu'à 18°C, soit probablement sur 4 ou 5 ans. Les propriétaires qui décideront de limiter leurs déperditions de chaleur ne verront par conséquent leurs températures moyennes ne baisser que très légèrement. L'énergie récupérée (soit 20% environ sur la même période) pourrait permettre d'avoir des capacités de secours ou de chauffer d'autres résidences, existantes ou à construire, progressivement.

La création d'une VMC peut être envisagée bien que nos appartements y soient peu adaptés. Non seulement cette VMC devra être efficace, elle devra purifier l'air recyclé, elle devra également alimenter les chambres sinon on retrouvera des ouvertures sur l'extérieur.

Toute réflexion individuelle et collective sur des modes de chauffage complémentaires permettra de responsabiliser un peu plus les résidents et de réaliser des économies pour la collectivité.

Il est notoire que des volets roulants de couleur blanche seraient plus isolants que des volets sombres, du fait qu'ils renvoient les rayonnements d'où ils viennent au lieu de les absorber. Il s'agit donc là d'une considération à avoir si on veut rester sérieux en terme d'économies d'énergie.

La végétation peut également contribuer à limiter des déperditions d'énergie en hiver et favoriser l'ombre en été. En hiver, il s'agit essentiellement de s'opposer aux vents qui circulent entre les immeubles. En été, ce sont plutôt les feuillus de Sud-Ouest.

La copropriété pourra entretenir des documents statistiques sur les audits avant et après travaux afin de démontrer le bien fondé des solutions préconisées à ceux qui sont intéressés par des isolations de leur appartement.

Nos appartements seront ainsi amenés à un niveau supérieur d'efficacité énergétique, au rythme et dans le respect des conditions de confort de chacun. L'horizon peut être de 5 à 8 ans, selon les conditions climatiques et économiques, ainsi que sous la bienveillante pression du conseil syndical et de son président.

 

6. En conclusion

Aujourd'hui, nous avons une résidence agréable, mais fort peu économe en énergie. Une partie des résidents sont surchauffés, mais ne se font pas connaître parce qu'ils apprécient le confort que cette marge leur assure. D'autres résidents ont commencé à investir sur l'isolation. D'autres encore pourraient le faire en cas de besoin. Une grande partie des solutions privatives à mettre en œuvre se font à coût zéro ou à coût raisonnable (ex. fermer les fenêtres, les portes intérieures, calfeutrer, mettre des doubles rideaux, …). D'autres solutions, plus coûteuses, doivent être comparées et mutualisées pour en favoriser l'adoption par le plus grand nombre. Chaque effort individuel se retrouve au niveau d'un même immeuble du fait des transferts de calories. La collectivité pourrait donc, presque à coût zéro pour elle, favoriser une transformation radicale des consommations sur une période de 5 à 8 ans.

Pour le mode de chauffage, je suggère que l'on regarde sérieusement la possibilité de négocier un contrat à 10 ans avec un opérateur, le même ou un concurrent, comprenant l'achat ferme d'une partie de l'énergie dont le Parc Montaigne aura besoin.

 

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Auteur : Patrick Bord. Copyright Patrick Bord 1999-2010.